DIVERSITÉ DE L’OFFRE: BILAN JANVIER
2004
Un an et demi après l’entrée en vigueur de la loi sur le
cinéma, il est temps d’établir un bilan provisoire. D’autant
plus que cette année annonce une nouvelle phase. Jusqu’à
maintenant, seul ProCinema s’est préoccupé de la diversité
de l’offre. Cette année, l’Office fédéral de la culture
procédera également à son évaluation.
La situation actuelle se présente de façon plutôt
satisfaisante. Les distributeurs, et en particulier les propriétaires
de cinéma, ont manifestement contribué à la diversité
de l’offre dans le cadre de leurs activités.
Le public juge l’offre positivement. Il se déclare satisfait de
la programmation des cinémas. Des plaintes n’ont été
enregistrées ni de la part du public ni de la part d’organisations
intéressées au cinéma. Les médias, et surtout
les critiques de cinéma, n’ont pas émis de réclamations.
La critique concerne uniquement les prix d’entrée, mais pas la
diversité de l’offre.
Cette impression positive se confirme également au niveau interne
de la branche. Dix distributeurs interviewés dans Cinébulletin
ont jugé la diversité de l’offre particulièrement
élevée, donnée, grande ou bonne. D’une façon
générale, la satisfaction semble régner, même
s’il n’est pas toujours possible de sortir un film dans plusieurs villes
à la fois, ou que l’on souhaite, pour des raisons commerciales,
plus de programmes principaux et moins de programmes intercalés.
Même les plus petits distributeurs se font peu de soucis quant à
l’avenir, bien que certains d’entre eux craignent qu’une exploitation
accrue de copies allemandes entraîne une baisse de l’acceptation
des films de studio en version originale.
Tout semble aller pour le mieux également en ce qui concerne le
règlement des détails fixés dans la Convention de
la branche cinématographique. Seule exception: la direction prise
par la Lanterne magique ne convient pas à certains distributeurs
qui la mettent sous pression.
Aucun distributeur ne s’est plaint de ne pas avoir accès au marché
dans les villes clés, ni du fait que les propriétaires de
cinémas refusent de présenter des films également
en version originale avec sous-titres ou que des contrats aient été
signés pour plusieurs régions de cinéma.
Aucun propriétaire de cinéma ne s’est plaint d’avoir dû
renoncer, dans les villes moyennes, à un programme culturel intercalé
ou qu’il lui aurait été interdit, dans d’autres régions,
de remplacer, une fois par semaine, le film d’une des séances principales
et d’une séance secondaire par un film d’une autre région
linguistique ou par un film en version originale sous-titrée. Personne
n’a protesté que des contrats de projection avaient été
conclus pour réserver des dates de sortie sans indication du film
prévu ou que des entreprises de distribution n’aient pas proposé
un film si possible aussi dans la version orignale avec sous-titres.
Dès lors, il n’est pas étonnant que les fonds budgétés
dans le cadre du projet pilote pour la promotion de la diversité
de l’offre n’aient pas été entamés.
A la suite d’une comparaison d’ensemble procédée avec des
indications fournies par l’Office fédéral de la statistique
entre certaines villes moyennes, l’organe de médiation juge la
diversité de l’offre comme moyenne ou bonne. En plus des mêmes
films projetés dans toutes ces villes, un grand nombre d’autres
films a également été présenté. Aucune
autre insuffisance grave n’a pu être constatée. Les plus
petites localités, qui ne peuvent pas être classées
dans une région précise, n’ont toutefois pas été
prises en considération, car il n’est pas clair si elles sont soumises
à l’Ordonnance sur le cinéma et à la Convention de
la branche.
Tout le monde est unanime pour affirmer qu’aucune insuffisance n’a été
constatée au niveau de la diversité de l’offre. Une conclusion
tirée du fait qu’aucune plainte formelle ou réclamation
n’a été enregistrée ni de la part du public, ni de
la part d’organisations intéressées au cinéma ou
de la branche du cinéma.
Le dossier est ainsi du moins provisoirement clos pour ProCinema.
En revanche, l’Office fédéral de la culture procédera
cette année à son évaluation. Les dates devraient
être les suivantes: les données seront fournies au plus tard
au mois de mars par l’Office fédéral de la statistique.
Ces données seront évaluées par l’OFC qui en tirera
ses propres conclusions.
L’OFC peut arriver aux mêmes conclusions que Procinéma ou
constater que la diversité de l’offre est insuffisante dans une
certaine région de cinéma. Procinéma aura l’occasion
de prendre position en l’espace de 90 jours au sujet de l’évaluation
de l’Office fédéral. A la suite de quoi l’Office fédéral
pourra demander à Procinéma de rétablir la diversité
de l’offre et, si cette dernière n’était pas améliorée
de façon déterminante, demander au Département de
l’intérieur l’introduction d’une taxe.
Il convient d’ajouter pour conclure que, pendant le Festival de Locarno,
la Commission fédérale du cinéma sera entendue au
sujet des résultats de l’évaluation de la diversité
de l’offre et des langues.
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